Etape 1: La stimulation ovarienne

Les techniques de FIV et d’ICSI impliquent une mise en contact des gamètes à l’extérieur du corps de la femme donc in vitro et une culture des embryons avant leur transfert dans l’utérus.

Pour augmenter les chances d’obtenir des embryons, une stimulation ovarienne, dont la durée varie de 15 jours à 3 semaines environ, est réalisée par des traitements hormonaux par injections sous cutanées pour accroître le nombre d’ovocytes matures (stimulation pluri-folliculaire) prélevés chez la femme le jour de la ponction des ovaires (aspiration du liquide folliculaire).

En pratique plusieurs protocoles sont disponibles et sont choisis en fonction des résultats du bilan féminin initial (Fiches protocoles de stimulation).

Il existe deux grands principes de stimulation pluri-folliculaire :

  • Les protocoles longs: où la stimulation des ovaires par gonadotrophines est précédée d’un blocage de l’hypophyse (et de « la mise au repos » des ovaires) par agoniste de la GnRH. Des pertes sanguines surviennent 5 ou 10 jours après l’injection quotidienne d’agoniste de la GnRH. Une échographie ainsi qu’une prise de sang (dosages d’oestradiol, de progestérone et de LH)  sont pratiquées 15 à 20 jours après le début de l’agoniste afin de s’assurer que les ovaires sont « au repos » et que l’on peut débuter la stimulation par gonadotrophines tout en poursuivant les injections d’agoniste. Ces injections sous cutanées sont réalisées en fin d’après-midi (entre 17 et 19 heures) par la patiente elle-même ou par une infirmière libérale proche de son domicile.

ProtocoleLongAgoniste

  • Les protocoles courts: où la stimulation des ovaires par gonadotrophines est précédée d’une « freination-programmation » de l’hypophyse et des ovaires par soit une pilule estro-progestative (débutée au 1er jour du cycle et interrompue un vendredi, samedi ou dimanche, 18 à 28 jours plus tard), soit par des estrogènes naturelles (débutés au 20ème jour du cycle et interrompus un jeudi ou vendredi 8 à 15 jours plus tard – indépendamment de la date de survenue de règles pendant la prise d’estrogènes). La stimulation des ovaires par gonadotrophines débute un jeudi ou vendredi (en fin d’après-midi) suivant l’arrêt de la pilule ou le dernier jour de prise des estrogènes. Elle est alors associée :
    • soit à un agoniste de la GnRH (du 1er au dernier jour de stimulation par gonadotrophines)
    • soit à un antagoniste de la GnRH du 6ème jusqu’au jour du déclenchement de l’ovulation inclus.

Il faut rappeler que le premier jour du cycle est le premier jour (premier matin) de l’écoulement franc des règles.

La surveillance du traitement

La surveillance du traitement

Le jour de la ponction est déterminé en fonction de l’évolution du développement des follicules surveillée par deux à trois contrôles.

En pratique ces contrôles nécessitent :

  • Une prise de sang (dosages d’oestradiol, de progestérone et de LH). Il n’est pas nécessaire d’être à jeun mais il faut éviter la prise de matières grasses au petit-déjeuner.
  • Une échographie des ovaires et de la muqueuse utérine. Il n’est pas nécessaire d’avoir la vessie pleine car cette échographie est faite avec une sonde endovaginale.

Ces deux examens sont réalisés, le matin 2 fois par semaine (3 fois si nécessaire: le lundi, +/- mercredi, vendredi):

  • soit simultanément au CHU de Dijon entre 7h30 et 10h30 au RDC bas de la maternité,
  • soit dans un laboratoire indiqué par le centre et chez le Gynécologue de la patiente pour l’échographie. Les résultats doivent nous être faxés impérativement avant 13h au 03 80 29 50 04.

Le traitement sera adapté et validé par le Pr Sagot en fonction des résultats.

La patiente recevra un appel du centre entre 15 et 17 heures afin de lui communiquer la suite du traitement.

Lorsque la croissance des follicules est insuffisante pour espérer une bonne probabilité de grossesse, il peut être plus raisonnable d’interrompre la stimulation et de surseoir la ponction ovarienne. Il en est de même si à l’inverse le dosage d’oestradiol est trop élevé au 5ème jour ou plus tard pendant la stimulation. La posologie du traitement sera modifié pour la tentative suivante.

Le déclenchement

En pratique le déclenchement de l’ovulation sera réalisé à une heure précise (à ¼ d’heure près) le soir entre 20 heures et minuit, environs 36 heures avant la ponction des ovaires, par l’injection d’hCG (injection par une infirmière, en intra-musculaire, de gonadotrophines chorioniques, 1 ampoule d’HCG de 5000 IU ou le plus souvent par l’injection sous-cutanée d’1 ampoule d’Ovitrelle®).

Le nombre d’ovocytes obtenus varie ainsi selon les femmes et dépend notamment de son âge et de ses antécédents.

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