Chirurgie de la Stérilité

CHIRURGIE de la FEMME

Les gynécologues du Centre d’AMP réalisent depuis 20 ans l’ensemble des procédures de la chirurgie de la stérilité.

Réalisée par voie endoscopique, cette chirurgie permet d’explorer soit l’intérieur de l’utérus (l’hystéroscope étant introduit par le col de l’utérus par voie vaginale) soit l’intérieur de la cavité abdominale (le cœlioscope étant introduit par une courte incision réalisée au niveau du nombril et les instruments par des incisions plus courtes encore dans la partie basse de l’abdomen).

Elle est réalisée soit dans un but diagnostique soit dans un but thérapeutique.

Endoscopie diagnostique :

  • hystéroscopie diagnostique : à la recherche d’un polype, fibrome sous-muqueux, synéchie, adénomyose, malformation utérine (cloison…)
  • cœlioscopie diagnostique : vérification de la bonne perméabilité des trompes à l’épreuve au bleu ou au contraire, diagnostic d’une obstruction tubaire, d’adhérences, d’endométriose, d’anomalie des ovaires…

Endoscopie thérapeutique :

La cœlioscopie opératoire permet de rétablir ou d’améliorer la fertilité spontanée des couples, de réduire les douleurs induites par l’endométriose, de confirmer l’absence de malignité de lésions de l’utérus ou des ovaires, qu’il s’agisse :

De lésions ou de malformations concernant la partie interne de l’utérus (hystéroscopie opératoire) :

  • exérèse de polype ou de fibrome sous-muqueux
  • levée de synéchie ou section de cloison utérine
  • d’obstruction de la partie proximale des trompes

De lésions ou malformations de l’appareil génital accessibles par voie coelioscopique (cœlioscopie opératoire) ou par voie vaginale (fertiloscopie) :

  • utérus : fibromes interstitiels et fibromes sous-séreux
  • trompes : hydrosalpinx traités par néosalpingostomie ou anastomose tubo-tubaire
  • ovaires : kystes (kystectomie), syndrome des ovaires poly-microkystiques (drilling ovarien), malposition ovarienne (transposition), prélèvements ovariens (préservation de la fertilité avant chimiothérapie ou radiothérapie chez les filles pré pubères)
  • péritoine : adhérences (adhésiolyse pelvienne), endométriose superficielle ou profonde.

Lorsque l’endométriose est très sévère et très invalidante, cette chirurgie peut nécessiter l’intervention synchrone du chirurgien gynécologue (Pr. P. SAGOT ou ses adjoints), du chirurgien viscéral (Dr. J.M. ROUSSELET) et/ou de l’urologue (Dr E. MOUREY).

Contacts :

Pr P. SAGOT, gynécologue-obstétricien : 03.80.29.38.52

Dr M. LAMOTTE, Dr E. SCHMUTZ : 03.80.29.36.14

 

CHIRURGIE de l’HOMME

Chirurgie urologique

S’il n’existe pas, à ce jour, de chirurgie réparatrice des obstructions des canaux génitaux masculins permettant une augmentation significative des taux de grossesses spontanées, la chirurgie urologique de la stérilité permet :

- soit le traitement chirurgical de varicocèles sévères (dont une alternative est représentée par l’embolisation en radiologie interventionnelle)

- soit le prélèvement chirurgical de spermatozoïdes en amont d’une obstruction, congénitale ou acquise, ou directement dans le testicule. De tels prélèvements chirurgicaux ne peuvent être réalisés que par un urologue habilité pour cette chirurgie, et strictement en présence d’un biologiste de la reproduction, afin que les spermatozoïdes prélevés puissent être immédiatement congelés en vue de leur utilisation ultérieure en fécondation in vitro. Cette intervention, réalisée sous anesthésie générale, nécessite une hospitalisation de 36 heures  et 7 jours d’arrêt de travail.

Contacts :  Pr. F. MICHEL, service d’urologie : 03.80.29.37.61

Radiologie interventionnelle

Lorsqu’une altération sévère de la fertilité masculine s’accompagne d’une varicocèle de grade III (diagnostiquée par échographie), une embolisation de cette varice située à proximité du testicule est susceptible d’améliorer la fertilité.

Pour ce faire, le radiologue ponctionne la veine au niveau de l’aine afin d’injecter des microbilles qui vont obstruer cette/ces varices. L’intervention se fait sous anesthésie locale, nécessite quelques heures d’hospitalisation. Cette embolisation est précédée d’une autoconservation de sperme (laboratoire de biologie de la reproduction (CHU de Dijon). L’évolution des caractéristiques du sperme est contrôlée par un nouveau spermogramme 3 mois après l’embolisation.

Contacts : Pr. R. LOFFROY, radiologie centrale : 03.80.29.33.58