Bilan féminin/masculin

Bilan féminin :

Ce bilan est prescrit par le Gynécologue du centre. Ce bilan permettra de préciser les indications du traitement pour une éventuelle AMP mais aussi de vérifier l’absence de contre-indication à un tel traitement et/ou grossesse.

Ce bilan comprend :

  • Des examens sanguins rendus obligatoires par le ministère avant toute prise en charge en AMP: sérologies de rubéole et de toxoplasmose (si la sérologie de rubéole est négative, une vaccination sera nécessaire avant toute tentative d’AMP), groupe sanguin phénotypé, agglutinines irrégulières et sérologies HIV, hépatites B et C, VDRL-TPHA. Elles peuvent être faite dans n’importe quel laboratoire près de la patiente et sans être à jeun. Les sérologies de dépistage d’une contamination par un virus doivent dater de moins de 3 mois par rapport à la première prise en charge en AMP (et mois de 12 mois si c’est un deuxième dépistage).
  • Des examens sanguins à jeun au 3ième jour du cycle (le 1ier jour du cycle est le 1er jour (1er matin) de l’écoulement franc des règles) qui permettent de réaliser un bilan hormonal: FSH, LH, prolactine, œstradiol, progestérone, TSH, glycémie et aussi l’AMH (ce dernier examen est actuellement non pris en charge par la sécurité sociale – 43€)
  • Une échographie gynécologique par voie vaginale au 3ième ou 4ième ou 5ième jour du même cycle que le bilan hormonal en échographie 2D ou 3D. Elle permet de préciser avec d’autres marqueurs le potentiel de réponse des ovaires à la stimulation et de vérifier l’absence d’anomalie de l’utérus et de dilatation des trompes.
  • Une hystérosalpingographie. C’est une radiographie de l’utérus et des trompes. Elle doit être faite entre le 6ième et 12ième jour du cycle dans un centre de radiologie. Cet examen peut être remplacé ou complété par une hystéroscopie qui consiste à regarder dans l’utérus grâce à un appareil d’optique. Cette hystéroscopie se pratique au bloc opératoire du CHU de Dijon entre le 6ième et le 12ième jour du cycle, sans anesthésie ni hospitalisation.
  • Un examen bactériologique d’un prélèvement réalisé sur le col de l’utérus. Un traitement antibiotique sera prescrit si nécessaire.

Avant chaque nouvelle tentative ou de façon annuelle, certains de ces examens seront à renouveler: la recherche d’agglutinines irrégulières, les sérologies (si elles date de plus de 12 mois) et la bactériologie de l’endocol, l’hystéroscopie, frottis du col...

  • Ce premier bilan pourra être éventuellement complété par une coelioscopie +/- opératoire + épreuve au bleu (afin de regarder dans la cavité abdominale après avoir introduit une sorte de périscope par une incision dans l’ombilic pour vérifier la normalité de l’utérus, des trompes et des ovaires, vérifier l’absence d’endométriose ou des séquelles d’infection des trompes et si nécessaire lever des adhérences, réparer des trompes, exciser des lésions d’endométriose – elle se fait sous anesthésie, au bloc opératoire et nécessite une hospitalisation de 12 à 36H).
     

Bilan masculin :

Avant de prescrire des examens biologiques, le Médecin peut examiner le patient.

Le bilan masculin comprend des examens au niveau du sperme :

  • Le spermogramme est prescrit dès le début du bilan. Le recueil de sperme est réalisé par masturbation au laboratoire du centre d’AMP, sans être à jeun. Avant le recueil, pour une bonne interprétation des résultats, deux à sept jours d’abstinence sexuelle sont demandés. Il doit être réalisé à distance d’épisodes de fièvre ou de prises de médicaments pouvant interférer avec la spermatogenèse. L’analyse du sperme permet d’étudier les caractéristiques des spermatozoïdes : leur nombre, leur mobilité, leur vitalité et leur aspect.
  • Le test de migration survie des spermatozoïdes. Ce test permet d’orienter la prise en charge vers les techniques d’AMP les plus appropriées. Les conditions de cet examen sont identiques à celles du spermogramme.

Les résultats seront transmis au médecin prescripteur qui sera chargé de vous les communiquer.

Ces deux examens sont interprétés en fonction de la recherche de chlamydiae dans les urines et de la spermoculture réalisées de manière concomitante sur une partie du prélèvement afin de détecter la présence de germes dans le sperme. En effet, si une quantité trop élevée de germes (microbes) ou la présence d’un germe dit pathogène est mise en évidence, le médecin pourra prescrire un traitement par antibiotique pendant quelques jours au patient, à sa conjointe ainsi qu’une spermoculture de contrôle à la fin du traitement.

  • Dans certaines situations le médecin peut prescrire des examens complémentaires comme une échographie des organes génitaux, des dosages hormonaux ou encore un bilan génétique (comme le caryotype).